Potager, Ecosystème, Gestion des Terres, Observation de la faune, Indicateurs de la biodiversité, Harmonie, Pratiques Durables, Bon Sens terrien, Préservation

LES ALLIÉS DU POTAGER

Sur notre Terre, 95 à 97% de la faune est constituée d’invertébrés, des organismes qui ne possèdent pas de colonne vertébrale. Ce sont entre autres les insectes, les vers, mollusques et araignées et qu’ils soient terrestres ou aquatiques, ces derniers sont majoritaires dans le règne animal.

Toutefois, nous ne les remarquons que peu dans notre quotidien, en effet leur taille souvent petite voire microscopique nous empêche de nous les représenter de manière spontanée et directe. Et ce qui n’est pas vu ne peut être tout à fait conçu.

UNE FAUNE DU SOL IMPORTANTE

Il aura fallu des siècles de Science pour pouvoir les découvrir, les comprendre et constater que leur utilité ne peut être placée au rang du négligeable. En effet, une grande partie de cette faune est invisible, sa présence ne se remarque pas car elle est endogée, c’est-à-dire qu’elle passe son cycle de vie entier sous terre. Ou alors, elle est bien cachée dans la litière des sols, c’est la faune épigée. Ces invertébrés se divisent en trois catégories :

La Microfaune, qui fait moins de 0,01mm

La Mésofaune, qui fait de 0,02 à 4 mm

Et la Macrofaune qui fait plus de 4mm.

A cela se rajoute la microflore, soit les bactéries et les champignons qui décomposent la matière organique et les vertébrés qui vivent dans la terre comme par exemple les rongeurs.

La faune endogée, assure une porosité de 60% jusque dans les couches profondes de Terre et se nourrit presque exclusivement de racines mortes. Elle laisse donc la possibilité à l’air et l’eau de venir aérer et irriguer l’argile profonde qui se trouve sous l’humus grâce à des galeries plus ou moins microscopiques. Ces organismes sont de véritables ingénieurs écologiques aux fonctions essentielles. Ils se révèlent aussi être des indicateurs de biodiversité qui sont de plus en plus répertoriés par les chercheurs pour constater la salubrité d’un sol. Ils nous permettent de percevoir, avec de l’attention, l’équilibre de la terre nourricière.

Dans la macrofaune, le ver de terre peut être cité pour son action remarquable, invertébré nocturne, il remonte l’argile des profondeurs et digère la matière organique qu’il laisse à la surface. Il permet ainsi de lier le fameux complexe argilo-humique.

A la fin de l’automne, dans nos jardins, quand toutes les cultures ont été ramassées par le jardinier patient et satisfait de l’abondance des fruits que lui offre la Terre, vient le temps du couvert. Après avoir enlevé toutes les plantes, le Terre peut être couverte d’une dizaine de centimètres de feuilles mortes, copeaux de bois ou de paille. C’est ce qui est appelé une couverture. Mais alors quel est le lien entre une couverture et la faune de notre jardin ? Et pourquoi avoir une telle faune dans sa Terre ? N’est-ce pas inutile, voire dangereux ?

Tout d’abord la couverture va être utile pour lutter contre les effets des intempéries hivernales. Cette protection va permettre de protéger la Terre du lessivage par l’eau, du gel et donc de l’érosion.

Mais elle va aussi inviter toute cette petite faune pour créer de la matière organique, aérer le sol et régénérer la Terre tout au long de l’hiver, en conservant une température avantageuse.

Et cela va même plus loin, la santé du sol dépend de la présence de cette faune. Sans vers de terre le complexe argilo-humique ne peut être lié et le sol s’asphyxie. La durabilité de la qualité d’une Terre dépend donc de la présence de cette faune.

Préserver la Vie de son jardin, c’est préserver cette vie et même l’inviter grâce à toutes sortes de stratégies, dont la couverture hivernale.

UNE FAUNE UTILE

Elle permet de voir apparaître les nutriments nécessaires, issus de la matière organique et aide à la croissance des plantes mais aussi à capter l’eau. Cette faune est l’auxiliaire du jardinier dans sa production de fruits et de légumes.

La richesse d’une Terre dépend de sa matière organique, la matière organique elle, dépend de tout ce monde souterrain, de travailleurs invisibles qui entretiennent le sol. Ces travailleurs, indicateurs de la biodiversité peuvent être observés, si votre Terre au printemps est plus légère, aérée et n’a pas gelé alors soyez sûr que ces petites bêtes vous accompagnent dans votre labeur de jardinier.

Tenterez-vous l’aventure du couvert pour découvrir un monde fait de richesses bienveillantes ?

Crédit Photo : Solen Delrue



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